Mon premier article sur le sujet expliquait pourquoi ce type de véhicule pouvait être intéressant. La fin de la mission antichar du char de combat et son transfert de mission à l’appui-feu, direct ou indirect. Mais le char est aussi un moyen d’attirer les feux car c’est le moyen le plus puissant et qui est capable de faire basculer la situation. Il est alors possible d’imaginer une aptitude tactique à attirer les feux. Certes ce n’est pas une bonne position, mais cela libère de l’espace pour les autres engins.
L’engin donc pourrait servir à la percée et à la reconnaissance en force. Ouvrant le chemin, il faudra lui monter un dispositif anti-mines à l’avant ou une lame bulldozer pour retourner le terrain. Immédiatement suivi d’une colonne de véhicules de transport de troupe ou de VCI qui occuperont le terrain conquis. D’autres chars d’assaut suivront avec d’autres APC et VCI pour conquérir d’autres positions.
Mais il faut que le véhicule ait alors la capacité de résister aux attaques nombreuses des drones et des missiles. Pour cela il lui faut non pas un seul système de protection de type canon ou mitrailleuse mais au moins 3. Véritables cuirassiers de la Seconde Guerre mondiale, le char d’assaut doit être en mesure de repousser plusieurs attaques de différentes directions en même temps. Je verrai 2 ou 3 tourelleaux de type Hornet d’ARQUUS avec radar de détection. La tourelle pourrait servir à non seulement attaquer les drones mais aussi les positions de combat et les fantassins à découvert.
La protection du véhicule n’a pas besoin d’être tournée contre les obus flèches. La protection doit se limiter au niveau 6 contre les canons automatiques et les charges creuses. Je pense au 150 mm de blindage. Il faudra aussi une protection à base de protection active pour défendre l’avant-dernière ligne de défense.
Mais la protection passera aussi par la taille de l’engin et sa discrétion. Si au contact il sera vu, plus tard il est repéré, moins il subira d’attaque. Il y aura aussi l’emploi de munition muratisée (insensible) pour limiter les risques d’explosions. Il y aura aussi le compartimentage et un système de protection incendie le plus efficace possible.
Le combat sera fait par petits groupes de 4 à 5 engins lancés sur un terrain gorgé d’obstacles. Les autres véhicules du groupe devront participer à la défense du groupe, par là encore des tourelles guidées par radar.
Le combat de demain ne comprendra pas que le combat de chars ou de quelques APC. Il y aura l’action d’autres armes et drones et robots agissant dans la profondeur du dispositif ennemi. L’aspect tactique sera abordé plus tard.

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