C’est celui qui dit qui est !




Dans mon blog, depuis bien longtemps, j’annonçais le déclin des Ukrainiens et une possible victoire russe. Non pas que je sois un partisan de l’un ou l’autre camp, mais juste en observateur du conflit. Et les Ukrainiens m’ont souvent mis dans le faux. Ils ont résisté et maintiennent toujours une ligne de front face à l’armée russe.


Cela est rendu possible par plusieurs éléments. Le premier est l’ingéniosité que les Ukrainiens ont développée pour s’adapter à la guerre moderne. C’est avec un talent vraiment remarquable que les Ukrainiens ont révolutionné tous les échelons du champ de bataille. Ils ont construit d’abord des réseaux liant le secteur civil et le secteur militaire, rendant le second plus résilient. Le second est l’agencement des ressources dans la profondeur, ce qui les rend moins sensibles aux frappes dans la profondeur.

Puis il y a l’emploi en masse de nouvelles technologies low cost comme les drones et les robots. Un grand nombre de sociétés ont investi dans des projets toujours plus innovants.

Puis il y a eu le choix tactique de défenses en profondeur s’appuyant sur les reliefs, les villes, les rivières.

Le second élément a été l’aide massive de l’Occident. Toutes les réserves de munitions et d’armement disponibles ont été envoyées en Ukraine. Du char lourd M1 au lance-roquettes AT4CS, en passant par l’AS90, le CAESAR, le HIMARS et le Patriot. Des milliers d’armes et d’obus ont été et sont encore transférés en Ukraine.

Mais il y a eu aussi l’aide militaire directe. Les conseillers militaires, les aides au commandement, les informations électromagnétiques, satellitaires, etc.

les aides industrielles, l’aide à la conception, à la production, etc.

Il y a eu aussi des sommes importantes, on parle de 380 milliards d’euros en sommes cumulées. Ces sommes permettent à l’État ukrainien de faire marcher le pays, de payer les retraites et les fonctionnaires.

Jamais il n’y eut autant d’aide donnée à un pays que l’Ukraine par l’Occident. Alors, oui, les Ukrainiens m’ont surpris.

La dernière campagne de bombardement avec les drones en est un autre exemple. Ils sont capables de frapper dans toute la profondeur de la Russie. Ils tirent plus de drones que les Russes dans la profondeur.

Les drones navals ont bloqué la mer Noire, aucun navire de surface russe ne prend plus la mer sans risque.

Tous ces éléments remettraient en doute mes certitudes, comme cela se produit dans l’esprit de beaucoup d’industriels et de militaires en Occident. Pourtant, je persiste et je signe : le front va s’écrouler.


Les Ukrainiens, malgré tout leur courage, leur détermination et l’aide qu’ils reçoivent, ne gagnent pas.


Quand tu es fort, montre-toi faible et quand faible, montre-toi fort : Sun Tzu


Les Ukrainiens préparaient leur campagne de bombardement depuis un certain temps. Elle était liée à une campagne informationnelle en Occident pour remobiliser les masses et convaincre les dirigeants occidentaux du bien-fondé de leurs aides. La campagne s’appuyait sur une presse très favorable répétant en boucle les « mantras » pro-ukrainiens et anti-russes. Elle visait surtout à convaincre le président américain qu’il était possible de faire céder les Russes avec un bombardement dans les arrières. La croyance en un mouvement de protestation populaire ou de coup d’État faisait le reste.

La campagne reste impressionnante car les images arrivent jusqu’en Occident, vu que personne ne censure vraiment en Russie (manque de contrôle, mais j’en doute). Les raffineries explosant font alors de belles images qui ne font que convaincre les sceptiques. Les Russes allaient payer cette fois-ci, c’est sûr. Le président Zelensky avait alors arraché au président américain l’ouverture au réseau d’information le plus performant au monde. Couverts par les Patriots, les Ukrainiens allaient pousser les Russes à négocier. C’est ce que voulait le président Trump.


Sauf que cela ne s'est pas passé comme prévu. Trump ayant la mauvaise idée d’attaquer l’Iran, il va, sans le vouloir, user les stocks de missiles Patriot et les autres moyens de protection. D’une victoire 15 sur 10, cela s'est transformé en échec 2 sur 10… (2 pour avoir décapité la chaîne de commandement iranienne, ce qui était très fort, et deux pour l’évacuation des pilotes…)


Plus de missiles pour les Américains, cela veut dire plus de missiles pour personne ! Même les Ukrainiens. Et c’est dans ce contexte que les Russes le découvrent en ce mois de juillet 2026. Il n’y a plus de protection balistique autour de Kiev.


Mais les Russes avaient eu aussi leurs plans. Moins spectaculaires, leurs nouvelles opérations consistaient à détruire l’ensemble des moyens logistiques de l’armée ukrainienne. Cela a commencé par des attaques de trains (surtout les locomotives) puis de stations-service, puis de hangars et locaux divers. Ce que ne disaient pas les chaînes de télévision, c’est que les Russes lançaient plus de 8000 bombes guidées au mois de juillet. Les Geran 2, trop lents pour attaquer dans la profondeur, se reconvertissaient dans l’attaque d’interdiction.


Le coup le moins médiatisé mais sensible fut la destruction des ports d’Odessa. L’ensemble des installations portuaires sont en train d’être détruit. Les navires qui arrivaient avec de l’armement et repartaient avec des matières premières furent tous attaqués. Les ports sont considérés comme fermés par l’action de l’ennemi. Cela prive Kiev de ressources mais aussi de devises pour son économie.


Le bombardement constant des entrepôts ensuite. Il y aurait environ la moitié de ceux-ci qui auraient été détruits. Les ressources qui s’y trouvaient commencent à manquer. Les photos des rayons vides commencent à apparaître à Kiev même.


Alors l’occident s’en émeus. Promet toujours plus de sanctions mais voit celles-ci ne rien changer. La richesse de la Chine, de la Russie, de l’Iran et d’autres partenaires plus discrets subvient à maintenir à flot l’économie russe.


Le drame pourrait venir cet hiver. Les Européens n’ont pas pu remplir leurs stocks de gaz. La guerre dans le Golfe privant le marché des réserves qatariennes. Seul les américains seront mesure d’en fournir mais à un prix défiant toute catégorie…


Il ne reste alors que dans l’espoir d’une guerre directe avec les Russes pour sauver l’ami ukrainien. Mais cela non plus, ce n’est pas fait. La réalité du réarmement est financièrement impressionnante, mais au niveau des enjeux. Les peuples ne veulent pas tenter une aventure mal ficelé.


Le pouvoir russe, de son côté, commence à percevoir les faiblesses ukrainiennes. Bien des fois ils se sont trompés et c’est pour cela qu’ils continuent leur plan sans en dévier. La victoire se fera au sol. Et les nouvelles du front ne sont pas bonnes. Il y a des risques d’encerclement dans plusieurs secteurs du front. La plus importante poche se trouve dans la régions de Kharkiv. Les Russes (qui n’avancent pas…) se trouvent à moins de 6 km de Kramatorsk. L’ensemble de la ville et de son secteur est en train d’être pris dans une grande tenaille. Si Lyman tombe, le front Nord de la ville va dangereusement se réduire. Idem au sud avec la prise de Dobrobillia qui ouvrirait le flanc sud.

Ce qui est le plus inquiétant, c’est que les ukrainiens ont de moins en moins de réserves. Le transfert d’unité d’un front à l’autre indique qu’il n’y a pas ou peu de réserves stratégiques.

Si les opérations d’interdiction menées par les Russes à l’arrière du champ de bataille sont efficaces, il est possible de voir le front s’effondrer. Plusieurs secteurs voient déjà les Russes progresser d’une dizaine de kilomètres par jour. Cela pourrait être une nouvelle illusion ou une stratégie de donner du terrain contre du temps. Je ne suis pas en mesure d’y répondre.


L’hiver 2026/27 sera le plus difficile de la guerre, je pense. La diminution des ressources, de l’énergie et des moyens ne me rassure pas. Du côté occidentale, cela pourrait être aussi très difficile. Quelle sera la réponse politique ? La non-réponse des Russes montre un calme qui s’annonce difficile à entendre de notre côté. Sans provocation ou réponse à la provocation, comment l’Occident pourra tenir un discours justifiant les efforts et les sacrifices ? Le pire que l’ennemi pourrait nous faire c’est de ne pas réagir et attendre que l’on vienne à lui. C’est déjà peut-être ce qui est en train de se passer.

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